Conte migratoire pour marionnettes sur racines et chants a capella
Pour adultes et adolescents

Extrait du spectacle de 50 mns "Traversée"


Durée : 45 minutes
Jauge : 150 personnes

L'équipe artistique - Synopsis - Note d'intention - Plastique - Le jeu - La voix nue - Fiche technique - Partenaires

L'équipe artistique
Conception : Jeanne Sandjian
Co mis en scène avec : Mathieu Enderlin et Claire Vialon
Interprétation : Fatima El Hassouni et Jeanne Sandjian
Direction musicale : Fatima El Hassouni
Marionnettes : Jeanne Sandjian
Lumière et photographies : David Schaffer

Synopsis
Ailleurs, dans un temps indéfini, un village est victime d’un massacre. Il faut fuir pour survivre. S’arracher à sa terre. Fragments d’un peuple déraciné, les rescapés errent à travers le pays. Ce sont des ombres déportées dans l’inconnu, des plumes pour le vent.
Ils ont avec eux comme unique bagage, des chants et l’espoir d’une terre d’accueil.
Un oiseau migrateur, volant vers des climats plus doux, les accompagne.
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Note d’intention
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Une histoire de migration intime et collective

Ce spectacle s’inspire de l’histoire personnelle de Jeanne Sandjian.

Ses grands-parents, rescapés du génocide arménien, ont trouvé refuge en France où ils ont écrit la suite de leur histoire. Comme de nombreux descendants de ces diasporas, Jeanne Sandjian est habitée par des images résurgentes, souvenirs jamais vus ni jamais vécus, à partir desquels elle a composé ce spectacle.

Mais au-delà de l’histoire personnelle, le spectacle s’appuie à la mémoire collective des migrations. Il s’inspire aussi des histoires des peuples juifs, palestiniens, libanais, tsiganes, tutsis…et de tant d’autres. Le choix d’éviter toutes références précises, temporelles ou géographiques, permet de raconter un parcours fréquent de migration, à travers le monde.

Plastique
Les personnages sont arrachés à leur terre, au bord de l’effacement, flottant dans des lieux non déterminés.

Leur représentation s’inspire du vocabulaire végétal suggérant ce lien à la terre : la « racine ».  Ainsi, détachés du sol et soutenus par de maigres racines mises à nu, les personnages montrent leur déracinement comme partie intégrante d’eux-mêmes. Ils sont suspendus, éternellement en marche, flottant dans le vide.

Les visages à peine esquissés sont à l’image des visages dilués par notre mémoire, effacés par les brumes de notre cerveau. Ils transcrivent la distance du conte, de l’histoire racontée au présent mais vécue dans un temps passé.

Le jeu
Les interprètes passent du rôle de manipulateur à celui de conteur. Leur jeu conserve à chaque fois un détachement qui les rend extérieurs au drame, permettant d’exprimer l’aspect tragique de cette histoire sans surcharge de « pathos ».

La voix nue
Le spectacle comprend toute une dramaturgie vocale, composée par des chants de toutes origines et interprétée uniquement par les voix des deux interprètes.

La voix nue, par sa pureté et sa fragilité, se trouve en osmose avec les personnages flottants. Elle contribue à faire entrer le spectateur « en poésie ». Le spectacle s’amorce par le chant, et celui-ci soutiendra la force des images visuelles et permettra d’exprimer ce qui est au-delà des mots, de transmettre l’indicible.

L'équipe artistique - Synopsis - Note d'intention - Plastique - Le jeu - La voix nue - Fiche technique - Partenaires

Fiche technique
Jauge 150 spectateurs
Scène Ouverture 8m
profondeur 5m
hauteur 3m
Lumière Noir total
Plan de feu en cours
Montage 1 service
Démontage 1h00

Partenaires
Coproduit par Cepovett,
Avec le soutien de la ville de Gennevilliers,
Et l’aide à la résidence de la Ferme du Buisson, du Théâtre Aux Mains Nues et de la Nef-Manufacture d’utopies.